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Anne-Marie Kervern, candidate à Brest Ville pour les législatives 2012, avec Fragan Valentin-Lemèni

Anne-Marie Kervern, candidate à Brest Ville pour les législatives 2012, avec Fragan Valentin-Lemèni

Que comptez-vous mettre en place pour que la coopération militaire et sécuritaire entre France et Israël soit plus transparente et respectueuse du droit ?

En préalable, je rappelle qu’Israël bafoue depuis des dizaines d’années en Palestine occupée le droit international et le droit international humanitaire comme les résolutions de l’ONU. Cette provocation permanente des instances internationales menace, non seulement la paix dans cette région, mais la paix du monde. Des crimes de guerre ont été perpétrés à l’aide d’armes prohibées (chimiques) dans la bande de Gaza.

Par ailleurs, Israël mène une politique de destruction des infrastructures indispensables comme les, hôpitaux, les  écoles, les postes de police…). Nombre de ces infrastructures on été financées par l’ONU, l’Union Européenne, le CICR ou des ONG afin d’assurer la protection de la population civile palestinienne.

Je souhaite replacer cette question dans un contexte plus large : celui de la Défense, de l’industrie de Défense en France et de l’objectif de paix dans le monde.

Le but d’une politique de Défense est de garantir la paix.

La paix ne se décrète pas, c’est un processus, une construction volontaire, politique, économique, sociale, culturelle.

Aujourd’hui, en France, tous les sujets concernant la Défense nationale, la production et la vente d’armes, sont des sujets tabous. C’est inacceptable, le débat démocratique doit avoir lieu.

La paix est une construction politique

1)    Je me prononce clairement pour une abolition de l’arme nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique, ainsi que pour la non -prolifération des armes conventionnelles. La non prolifération de ces armes suppose un contrôle parlementaire très strict de le la filière production-vente devenue une filière privée.

2)    Je veux un véritable contrôle démocratique de l’appareil de Défense, ce qui suppose un renforcement du pouvoir du parlement qui aura mission de contrôler, non seulement les exportations d’armes, mais aussi la sécurité des transferts de technologie et la politique du renseignement intimement liée aux 2 autres.

Il existe une commission interministérielle pour l’exportation des matériels de guerre. Normalement, aucune arme ne devrait pouvoir être vendue à des pays qui les utiliseraient de manière offensive. C’est sans compter sans la force immense et occulte des lobbies qui doivent être combattus, en particulier dans leur forme mafieuse.

En cas d’élection, je demanderai fermement que la vente d’armes soit interdite de manière absolue aux états qui n’auraient pas ratifiés tous les traités de désarmement.

3)    Je veux réaffirmer le rôle de l’ONU comme instance majeure en matière de règlement des conflits.

4)    Je refuse que l’armée ou la Marine françaises participent de quelque manière que ce soit à un blocus de la population palestinienne. Je m’oppose fermement à toute protection d’Israël par la France, bien au contraire, je lutterai contre son impunité.

5)    Je m’engage à demander une commission d’enquête parlementaire, dotée des moyens nécessaires, pour faire la lumière sur toutes les facettes de la coopération militaire et sécuritaire entre la France et Israël .

La paix est une construction socio-économique

1)    Il n’y aura pas de paix dans le monde sans un accès de tous aux biens fondamentaux et imprescriptibles : l’eau, les produits agricoles et alimentaires, les ressources naturelles. On ne peut travailler à la paix du monde sans s’engager fortement dans une politique d’égalité, de justice et de solidarité. Il n’y aura pas de paix mondiale sans justice sociale.

2)    Je considère que les politiques imposées par le FMI, l’OMC et la banque mondiale sont dangereuses pour la paix du monde. La mise en place, au sein de l’ONU, d’accords commerciaux de coopération solidaire, dans l’intérêt des peuples, et non pas des multinationales, seraient bien plus efficaces pour la paix du monde que des sous-marins nucléaires. Le droit à la souveraineté alimentaire fait partie de cette construction socioéconomique de la paix.

La paix est une construction culturelle

 « Si tu veux la paix, prépare la paix » :

En tant que candidate, je propose que la France structure son action internationale la paix est une stratégie. Cette stratégie intègrera le fait qu’il n’y a pas de paix sans développement durable, application stricte des Droits de l’Homme, l’accès à tous de toutes les libertés fondamentales, la solidarité internationale et le droit à la souveraineté alimentaire, la laïcité comme espace de liberté pour tous, la diversité culturelle, le respect des peuples et de leur histoire, la lutte contre le racisme, la xénophobie et toutes les discriminations.

En tant que députée, j’agirai pour un Etat démocratique qui se donne comme obligation de promouvoir ces valeurs et soutenir ceux qui, par l’action culturelle et éducative cherchent à les promouvoir.

Quelles mesures concrètes mettrez-vous en place pour une traçabilité des produits des colonies israélienne en France et dans le reste de l’Union européenne ?

Candidate de l’Union Démocratique Bretonne à ces élections législatives, je suis candidate d’un parti foncièrement anticolonialiste. Or c’est une véritable colonisation à laquelle se livre Israël en Palestine : pillage des ressources, accaparement de l’eau, accaparement des terres…

Le 25 février 2010, la Cour européenne de justice a statué que les produits en provenance des colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés ne peuvent pas bénéficier du traitement préférentiel accordé aux produits israéliens en vertu de l’accord d’association Union européenne-Israël.

ssus de l’agriculture et de l’industrie des colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés par l’armée israélienne, ces produits sont commercialisés en infraction à la 4ème convention de Genève.

En tant que députée je demanderai expressément que la France prenne les dispositions permettant au consommateur d’accéder à l’information qui lui est due (étiquetage précis) et je demanderai que le Ministre des affaires étrangères rappelle à Israël qu’il contrevient à la 4ème convention de Genève.

Pour ce faire, je demanderai que les services douaniers français, comme les autres services douaniers européens, procèdent à des contrôles réguliers des certificats d’origine, en rejetant les certificats non conformes ou en signalant une origine hors du territoire israélien.

Concernant la traçabilité : en tant que députée, j’agirai auprès de l’Union européenne en priorité sur cette question : en effet, l’une des difficultés tient au fait que, au sein de l’Union européenne, le marquage de l’origine n’est pas obligatoire, la Cour de justice de l’Union européenne ayant indiqué à diverses reprises qu’une réglementation nationale rendant obligatoire le marquage de l’origine serait de nature à constituer une entrave aux échanges.
A titre d’exemple, c’est pour cette raison que  la France a dû supprimer l’obligation de mentionner l’origine dans le décret n° 86-985 du 21 août 1986 relatif à l’étiquetage des textiles.

Quand on évoque cette question, on pense la plupart du temps aux produits tels que les oranges qui arrivent sous l’étiquette « orange de Jaffa ». Mais il ne faut pas se voiler la face. On sait  aussi qu’un grand nombre des médicaments génériques que nous consommons en France sont produits dans des colonies israéliennes proches de Jérusalem, mais rien ne nous indique la provenance exacte.

Par conséquent, je pense que la France doit intervenir auprès de l’Union européenne pour que des mesures restrictives d’entrée de ces produits en Europe soient envisagées.

Voterez-vous une résolution demandant à la France de reconnaitre de manière explicite et directe l’Etat de Palestine ?

Oui, certainement. C’est un engagement ferme. Militante de la cause palestinienne, je mettrai mon mandat à profit pour faire avancer cette reconnaissance. J’agirai pour que la France reconnaisse un état palestinien viable et souverain aux côtés de l’État d’Israël dont le droit à l’existence et à la sécurité doit, lui aussi, être pleinement reconnu et garanti.

Militante de l’Union Démocratique Bretonne autant que candidate aux élections législatives, j’appliquerai évidemment à cette situation de colonisation la revendication du droit à l’autodétermination des peuples du monde et en particulier du peuple palestinien.

Cette vocation de la Palestine à se constituer en état a d’ailleurs été reconnue dans les résolutions 181 (1947) de l’Assemblée générale des Nations Unies et 242 (1967) et 338 (1973) du Conseil de sécurité des Nations Unies.

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