Étiquettes

, , , , , , , ,

Yann Syz, candidat à Lorient pour les législatives 2012, avec Émilie Dabo, suppléante

Yann Syz, candidat à Lorient pour les législatives 2012, avec Émilie Dabo, suppléante

Dans cette campagne législative, nous avons beaucoup parlé des atouts de la Bretagne, de développement économique, d’écologie, de démocratie.

Nous devons également veiller à entretenir le lien social.

Ainsi, nous devons parler de sport, parce qu’il nous faut garantir le soutien au tissus associatif sportif de proximité. Si parfois quelques dérives m’agacent lorsqu’on pousse à l’excès l’esprit de compétition chez les jeunes, il n’en demeure pas moins que les associations sportives de proximité sont des acteurs clefs de l’accompagnement éducatif et de la cohésion sociale.

 

Pourtant leurs financements sont fragilisés par la cure d’austérité de l’Etat et des conseils généraux.

Aussi semble t il nécessaire de sortir le sport professionnel des budgets sport tant de l’Etat que des collectivités.

Lorsqu’il est professionnel, le sport participe du développement économique. A ce titre il est légitime que les pouvoirs publics contribuent à son développement. Mais le soutien au sport pro doit se faire pour ce qu’il est, une activité économique à part entière, et donc dans le cadre des budgets consacré au développement économique, aux élus de faire des choix stratégiques dans ce cadre en fonction des projets et de leurs retombées.

En raisonnant de cette manière, on rerouve des marges de manoeuvre pour le tissus associatif de proximité, celui animé par des bénévoles dont les valeurs éducatives sont essentielles, sans plus opposer activité économique du sport spectacle et association de proximité dans la même rubrique.

Cette proposition peut faire débat, elle mérite d’être affinée. Mais nous voulions l’inscrire dans ce débat électoral, car localement, nos élus, et moi en particulier, participons au soutien du monde sportif. Avec les déplacements actif (marche, vélo…), les jardins partagés et familiaux, le sport fait partie des enjeux de politique publique pour des territoires actifs, pour renforcer la prévention santé, et contribuer au liens sociaux et éducatif.

Aussi, proposons nous de ne pas mélanger le spectacle économique du sport pro et les associations bénévoles de proximité dans les même rubriques ministérielles.

Yann SYZ

En guise de post-scriptum, je copie ci dessous un article de 2009 du blog UDB Pays de Lorient où nous abordions notre approche du sport dans le Pays de Lorient:

 

De manière générale, on constate que le sport intéresse les politiques locales de manière globale, car les activités physiques et sportives participent à l’organisation de nos espaces de vie et à la représentation qu’on s’en fait. Ce fait modifie les liens culturels et économiques avec notre environnement urbain ou naturel. Il suffit pour s’en convaincre de voir la part de sport dans l’aménagement des espaces naturels.

 

La pratique de la randonnée, de la voile, du ski, transforme l’image des milieux, de même que l’espace public urbain est parfois le théâtre d’expression des courses à pieds ou cyclistes, du degré d’affichage d’adhésion des habitants à l’image d’un club (de foot, de rugby, de hand, de tennis de table …). Autant de faits qui montrent que l’impact du sport (positif ou négatif, c’est une autre question) dans l’aménagement du territoire ou ses représentations collectives vont au-delà des murs du gymnase. Les interactions avec l’économie ne peuvent être ignorée. Cela va de l’image de la ville vue sous le prisme d’un club phare à la modification des échelles de valeurs mentales entre un plan d’eau et un port de commerce industriel ; de l’insertion sociale et économique par les clubs aux débats sur la place du sport dans l’investissement public de la ville.

 

Si l’U.D.B. veut localement interroger la place réciproque de la Ville et de l’Agglo (à défaut du pays) dans la définition des politiques sportives, c’est aussi parce que les mobilités et les rapports au territoire ont changé. Pendant longtemps primait la notion d’équipement de proximité. Dans certains lieux d’habitat dense, cette question demeure importante. Mais l’essor des activités individuelles non encadrées témoigne d’une réappropriation de l’espace par des choix de mobilité et de pratiques, qui construisent une multiplicité de rapport au territoire et à la nature.

 

La randonnée à Gestel, le tour de l’agglo en vélo, la balade en bateau sont autant de moyens pour certains lorientais de se constituer un lien, une médiation avec le territoire local. Cette évolution s’inscrit dans un temps où les constructions d’identité et de projet collectif (urbain, sociaux, culturels …) s’affaiblissent. Ce point amène à rappeler que les politiques culturelles ont un grand rôle à jouer sur la redéfinition des enjeux collectifs de la ville, et que les acteurs sportifs et économiques structurés ont à gagner à participer aussi à cet enjeu culturel(1).

 

Le sport est à la fois loisir, technique, enjeu économique, enjeu de santé et d’éducation, enjeu de socialisation, élément de stratégie pour le territoire du Pays de Lorient, avec des effets pervers à ne pas ignorer ; c’est sous cet angle complexe que nous voulons aborder la question, au-delà des nécessaires débats sur les équipements, les subventions et les acteurs, que nous aborderons également.

 

Quant à l’architecture du dialogue Elus-monde du sport, elle ne peut ignorer qu’il existe différentes pratiques : à côté des fonctionnements classiques « j’adhère, je m’entraîne, je concours », existent des sports de rue et de nature centrés sur une pratique consommée et sans réelle implication collective consciente. Un des rôles possibles des élus ne serait-il pas de contribuer à inscrire ces nouvelles démarches dans un sens collectif des politiques publiques ?

 

Yann SYZ

 

(1) Ainsi, si le Pays de Lorient joue la carte de l’identification bretonne et celtique (Festival, jumelage Lorient-Galway, écoles bilingues, Emglev bro an oriant) le monde du sport peut-il participer par l’essor du rugby, du football gaëlique, de la gouren et des jeux traditionnels ?

 

 

 

 

 

Pourquoi je suis candidat ? • Consultez mon blog • Mon programme

Retrouvez-moi sur Facebook • sur Twitter