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Yann Quéméneur, candidat UDB - EELV à Nantes Rezé Bouaye, avec Clara Levrel, suppléante

Yann Quéméneur, candidat UDB – EELV à Nantes Rezé Bouaye, avec Clara Levrel, suppléante

Cette question est devenue un « serpent de mer » et suit en quelque sorte les clivages politiques.
Ce sujet fait l’objet de nombreux arguments favorables et défavorables, souvent aussi valables les uns que les autres. Par ailleurs, il existe aussi des arguments très forts mais qui parfois ne peuvent pas être retenus pour des raisons toutes aussi valables.
Par exemple, au nom de la laïcité, il est normal, pour respecter la liberté de culte, de réserver un jour aux croyants pour pratiquer leur culte. Seulement, au nom de cette même laïcité, de la liberté et d’égalité, il faudrait consacrer le vendredi aux musulmans et le samedi aux juifs, et ainsi de suite. On s’aperçoit vite qu’on ne peut pas concilier le travail et les considérations religieuses.
De fait, cet argument ne tient pas et dès lors, le dimanche n’est pas la journée sans travail pour pratiquer un culte éventuel, mais pour se reposer et se consacrer à sa famille, à la culture, aux loisirs, etc…
D’ailleurs, durant des lustres, la société s’est organisée autour du repos dominical. Il est tout naturellement destiné au calme, et pour le bon équilibre de la personne et de la famille, permettre de se retrouver, de passer des moments de détente, de plaisirs, de réflexion, d’échanges et de culture. Ce sont ces moments où s’exercent les rapports sociaux et le tissu familiale et social.
C’est en cela qu’il est nécessaire qu’il y ait un jour commun à tout le monde de manière à favoriser les rencontres, les échanges.
L’argument rétorqué par les tenants du travail dominical consiste à dire que beaucoup de personnes travaillent le dimanche. C’est vrai, mais ce sont majoritairement des salariés des services publics et là, par définition, c’est leur vocation première d’être au service du public pour ses besoins essentiels qui existent aussi le dimanche, que ce soit pour se déplacer, pour se soigner, pour se cultiver. Travailler le dimanche est l’essence même du service public nécessaire (La Poste ne travaille pas le dimanche car non nécessaire). Ce ne sont pas des activités du secteur marchand.
Il y a aussi des salariés qui, traditionnellement, travaillent le dimanche, comme la restauration, les entreprises de loisirs,…Là aussi, il s’agit de prestations consécutives à des besoins impérieux du public. D’ailleurs, ces activités sont répertoriées par la Loi, mais relèvent tout de même du principe dérogatoire.
Un autre argument du patronat favorable au travail dominical est d’avancer qu’un autre jour de la semaine n’est pas travaillé en compensation (outre le surplus de salaire) du travail du dimanche.
Cet argument tombe pour les raisons familiales évoquées plus haut et surtout, n’ayant plus cette période commune de repos, il ne peut pas être envisagé d’engager la France dans un gigantesque mouvement de roulement du travail hebdomadaire entrainant une détérioration grave du tissu social, trame essentielle de l’union de la population et du vivre ensemble. Les considérations mercantiles doivent s’effacer devant la condition humaine.
L’enveloppe globale annuelle de la consommation est de l’ordre de 23 milliards d’€uro. C’est l’argent que les Français consacrent à leur consommation et cette enveloppe n’est pas extensible quels que soient les jours d’ouverture.
Il faut rappeler que la qualité de vie ne fait pas partie (pas encore) des paramètres de calcul du P.I.B, mais constitue bien un élément essentiel de la vie.
L’argument de la liberté est souvent mis en avant par les tenants du libéralisme économique qui prônent la liberté totale même au mépris de celle des autres. Cette liberté leur est donnée par la loi qui prévoit que les commerçants n’ayant pas de salariés peuvent ouvrir le dimanche. Il semble bien que cette liberté ne serait pas en retour offerte aux salariés qui, s’il leur était proposé de travailler le dimanche, se verrait quasiment contraint d’accepter, au risque de rétorsions en cas de refus, comme cela s’est déjà vu. D’ailleurs, les commerçants sans salarié ne sont pas friands de cette liberté car peu, sauf ceux prévus par la loi, sont ouverts le dimanche.
La Loi est claire :
Un salarié ne peut pas travailler plus de 6 jours par semaine avec au moins 1 jour de repos (24 heures auxquelles s’ajoutent un repos quotidien de 11 heures) doit lui être accordé chaque semaine et, en principe, le dimanche.
Le principe dérogatoire du travail dominical doit être compensé et peut être retenu pour les établissements dont le fonctionnement ou l’ouverture est rendu nécessaire par les contraintes de production, de l’activité ou les besoins du public (Tourisme, par exemple).
Les magasins de meubles, de bricolage, grandes surfaces, qui sont les principaux demandeurs du travail dominical ne sont pas dans ces impératifs.
Donc, la loi n’est pas ambigüe, et il ne semble pas nécessaire de légiférer pour institutionnaliser le dimanche en tant que jour comme les autres, car au final, il semble bien que les néolibéraux ait cet objectif en vue.
Devant les débordements du capitalisme débridé, il est largement temps de remettre l’Homme au centre de la société et l’humain ne doit pas céder la place aux « marchés ».

Yann QUEMENEUR, titulaire, et Clara LEVREL, remplaçante, dans la 4èmecirconscription de Loire-Atlantique, (Nantes-Rezé)

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