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Ci-dessous, la réponse collective des candidats présentés ou investis par l’UDB concernant le questionnaire soumis par les Jeunes Européens de Rennes.

Quelle Europe pour demain ?

Questionnaire soumis aux candidats UDB 

1)    Etes-vous favorable à un accroissement des compétences de l’UE, et si oui dans quel domaine en priorité ?

Nous sommes favorables à un tel accroissement dans l’ensemble des domaines où il apparaît évident que l’Union européenne est mieux armée que les Etats membres. Nous pensons tout d’abord à la politique étrangère et de sécurité qui devrait, selon nous, être communautarisée. C’est vrai également pour certains instruments fiscaux afin d’en permettre une certaine harmonisation et d’éviter des concurrences qui sont ou seraient dommageables pour tous (Taxe sur les transactions financières, base commune de l’Impôt sur les Sociétés…).

Plus généralement, nous sommes favorable au principe de subsidiarité qui estime qu’une compétence doit être du ressort de la plus petite entité capable de résoudre le problème d’elle-même. Autrement dit, le pouvoir doit être réparti.

2)    Etes-vous favorable à une Europe fédérale, autrement dit à un véritable pouvoir européen, démocratiquement élu par les citoyens et indépendant des Etats, doté de compétences étendues ?

Il va de soi que l’avenir de l’Europe ne peut pour d’évidentes raisons démocratiques que s’envisager sous une perspective fédérale.

3)    Vous êtes membre d’un parti politique ; seriez-vous prêt à adhérer à une formation trans-européenne de ce même parti ?

C’est déjà le cas : notre parti, l’Union Démocratique Bretonne (UDB), est membre d’un parti politique européen, l’Alliance Libre européenne (http://www.e-f-a.org/), représentée au Parlement par sept eurodéputés qui siègent au sein d’un groupe conjoint appelé groupe Verts/Alliance Libre Européenne. 

4)    Dans un contexte de crise économique, notre monnaie commune fête cette année ses dix ans. Souhaitez-vous la mise en place d’un véritable gouvernement économique européen, qui permettrait la coordination des politiques budgétaires et économiques des Etats membres de la zone euro ?

Un tel gouvernement économique peut, la crise actuelle le montre, s’avérer nécessaire. Encore faut-il que celui-ci soit soumis au contrôle démocratique du Parlement européen et pas dans un cadre intergouvernemental.

5)    Etes-vous favorable au respect stricto sensu de la discipline budgétaire européenne, à savoir que, entre autres, les Parlements nationaux se doivent de voter des budgets avec un déficit public inférieur à 3 % du PIB ? Êtes-vous favorable à un pacte européen pour la croissance et l’emploi ?

Cette règle est importante pour assurer la convergence des politiques budgétaires et la confiance. Néanmoins, il est évident qu’en temps de crise, on ne peut se focaliser sur cette seule réalité budgétaire au risque de voir la crise s’aggraver davantage et de laisser beaucoup sur le bord du chemin. Un pacte européen pour la croissance (si tant est que l’on change les indicateurs économiques insuffisants comme le PIB) et l’emploi, est aujourd’hui un instrument indispensable si l’on veut que les pays et les peuples de l’Union européenne retrouvent le chemin de la prospérité. On le sait, nos destins économiques sont liés, et ce n’est qu’ensemble que l’on pourra laisser cette crise derrière nous.

6)    Début mai, de nombreuses personnalités de la société civile européenne ont lancé un appel aux institutions européennes et étatiques [1]. L’objectif : financer la possibilité pour tous les jeunes d’Europe d’effectuer une année de service civil européen. Cela permettrait d’un côté aux jeunes européens de bénéficier d’expériences et de contribuer à la vie de la collectivité, de l’autre à la société civile de vivre et de se renforcer à l’échelle de l’Europe. Etes-vous favorable à cette initiative visant à construire l’Europe par la base et par la jeunesse ? 

L’idéal européen n’est pas spécifiquement une affaire de jeunes. Néanmoins, il va sans dire que si la jeunesse ne se l’approprie pas, il risque d’avoir du plomb dans l’aile. Si ce service civil européen s’effectue sur la base du volontariat, nous ne pouvons qu’y être favorable car cela permettra une confrontation des jeunes avec leurs homologues européens et donc une ouverture d’esprit à l’Autre (en ces temps de populisme, ça ne peut guère faire de mal). Nous y voyons aussi une opportunité de mieux comprendre ce qu’est l’Union Européenne et comment elle fonctionne.

7)    Si vous êtes élu, vous engagez-vous à porter activement ces positions au sein de l’Assemblée Nationale, et à informer régulièrement et en toute transparence les électeurs de votre circonscription de vos actions en faveur de l’Europe ?

Nous portons déjà la plupart de ces propositions au Parlement européen. Évidemment à l’Assemblée Nationale.

[1] http://manifest-europa.eu/?lang=fr


Pour l’Union démocratique bretonne,

Les candidat(e)s présentés ou investis par l’UDB aux élections législatives des 10 et 17 juin 2012

Thierry STIEFVATER, titulaire, et Maryse Laurent, remplaçante, dans 1ère circonscription des Côtes-d’Armor (Saint-Brieuc)

Philippe COULAU, titulaire, et Sylvie TOUPIN, remplaçante, dans la 5ème circonscription des Côtes-d’Armor (Lannion-Paimpol)

Anne-Marie KERVERN, titulaire, et Fragan VALENTIN-LEMENI, remplaçant, dans la 2ème circonscription du Finistère (Brest-ville)

Isabelle MOIGN, titulaire, et Paul GUEGUENIAT, remplaçant, dans la 8ème circonscription du Finistère (Concarneau-Quimperlé)

Valérie COUSSINET, titulaire, et Pierrick BRIHAYE, remplaçant, dans la 3ème circonscription d’Ille-et-Vilaine (Rennes-Montfort)

Eloïse CORDIER, titulaire, et Jean-François MONNIER, remplaçant, dans la 4ème circonscription d’Ille-et-Vilaine (Redon)

Yann QUEMENEUR, titulaire, et Clara LEVREL, remplaçante, dans la 4ème circonscription de Loire-Atlantique, (Nantes-Rezé)

Yann SYZ, titulaire, et Emilie DABO, remplaçante, dans la 5ème circonscription du Morbihan (Lorient)