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Anne-Marie Kervern, candidate à Brest Ville pour les législatives 2012, avec Fragan Valentin-Lemèni

Anne-Marie Kervern, candidate à Brest Ville pour les législatives 2012, avec Fragan Valentin-Lemèni

Après avoir rencontré deux représentants du collectif finistérien pour le droit à la souveraineté alimentaire en Europe et au Sud, lundi 7 mai, Anne-Marie Kervern a participé au débat public que le collectif organisait lundi 14 mai en soirée, dans la salle municipale de Saint-Thonan. Près de 100 personnes s’y sont déplacées.

Seule candidate de la circonscription législative de Brest-ville présente à cette réunion, Anne-Marie Kervern a eu l’occasion d’expliquer au public ses engagements en faveur d’un accès à la souveraineté alimentaire pour les pays du Sud comme pour les pays d’Europe (lire le compte-rendu de la rencontre du 7 mai sur ce blog de campagne). Elle a insisté sur les points suivants :

–        s’il faut bien sûr agir au plan national, européen et international pour obtenir que l’agriculture et l’alimentation soient soustraites à la logique libre-échangiste de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), qui favorise la spéculation financière sur les terres et les produits alimentaires, pour autant il ne faut pas perdre de vue qu’il est possible d’agir localement pour changer la donne. Par exemple une commune ou une intercommunalité peut évaluer les besoins alimentaires de sa population sur une année et, à partir des données collectées, organiser la rencontre entre les producteurs locaux et les consommateurs dans une logique de circuit court. Tous les besoins alimentaires ne peuvent pas être assurés de cette façon mais une bonne partie, oui, et ce faisant la collectivité locale pourrait sécuriser les débouchés et le revenu des producteurs locaux. Cette action des collectivités locales aurait aussi pour intérêt de mettre un frein au sacrifice de terres agricoles à l’urbanisation, la Bretagne étant en Europe la région la plus touchée par ce phénomène (plus de 8.000 hectares perdus chaque année).

–        Les agriculteurs bretons ont su, dans les années 50 et 60, se rassembler pour sortir d’une agriculture largement autarcique et construire un modèle agricole productif. Ce modèle est aujourd’hui en bout de course en raison de sa dépendance aux importations de protéines végétales (soja) pour le bétail, de son impact sur l’environnement et de son exposition à la concurrence de systèmes agro-industriels encore plus compétitifs en raison du gigantisme des exploitations (Brésil, USA…). Les agriculteurs bretons doivent retrouver le goût de l’action collective pour réaliser une nouvelle mutation : celle d’une agriculture à la fois paysanne et productive, plus autonome (moins d’intrants, plus d’autonomie énergétique), tournée vers le marché européen (ce qui était la vocation première de la Politique Agricole Commune dans les années 60-70).

Anne-Marie Kervern avait covoituré avec Christian Guyonvarc’h, conseiller régional UDB, et Samuel Likound, Camerounais établi à Brest depuis 5 ans, qui commercialise des produits biologiques et équitables. Ce dernier a eu l’occasion de prendre la parole pour expliquer comment les exportations de bas morceaux de poulet européen, notamment breton, subventionnées par Bruxelles, avaient mis à terre le secteur avicole au Cameroun, une production locale qui alimentait non seulement le pays mais aussi une grande partie de l’Afrique centrale.

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