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Valérie Coussinet, candidate à Rennes - Montfort pour les législatives 2012, avec Pierrick Brihaye

Valérie Coussinet, candidate à Rennes - Montfort pour les législatives 2012, avec Pierrick Brihaye

La circonscription de Rennes-Montfort est pleinement touchée par le phénomène de rurbanisation (urbains s’installant à la campagne). L’agriculture y reste malgré tout bien installée.

Partisane de l’agriculture paysanne, je me fournis autant que possible avec des produits locaux et bio car je suis consciente du fait que ce sont aussi nos achats qui conditionnent l’agriculture de demain. Or, l’agriculture paysanne répond à des enjeux économiques, sociaux et environnementaux.

Elle favorise l’emploi en premier lieu car, comme le rappelle la confédération paysanne, « mieux vaut 100000 paysans pour la Bretagne que 20000 agri-managers ». Je suis donc attachée à une alimentation de qualité et j’entends utiliser la puissance publique pour aider au développement d’une agriculture paysanne dans les cantines scolaires notamment. Alors que la France s’est engagée à introduire 20% de produits bio dans les cantines scolaires en 2012, aujourd’hui, on est très loin du compte: 3 à 4% selon Nathalie Kosciusko Morizet, la ministre de l’écologie, 2% selon le directeur du WWF. Concrètement, les cantines scolaires de la commune de Langouët, comme toute proche de la circonscription de Rennes-Montfort sont à 100% bio et garantissent une alimentation de qualité à nos enfants. Hélas, à ce jour, il n’y a pas suffisamment d’agriculteurs installés en bio pour répondre à la demande et le gouvernement ne cherche pas à créer ces emplois en puissance. C’est d’ailleurs aussi le cas pour les apiculteurs qui, pour ne rien arranger, souffrent d’une forte mortalité de leurs colonies.

Mais aujourd’hui, assurer l’avenir d’une filière agricole ne se décide pas uniquement en Bretagne. En novembre dernier par exemple, L’Assemblée Nationale a adopté un projet de loi interdisant aux paysans de ressemer leur propre grain sans payer en échange une « contribution volontaire obligatoire », autrement dit une taxe destinée à financer les semenciers. L’UMP a beau jeu de se dire défenseur des intérêts des paysans car le vrai problème de ce métier, c’est l’endettement. Avec cette nouvelle invention législative, la majorité présidentielle a asservi un peu plus le métier aux lobbys internationaux, copiant ainsi un modèle américain (Monsanto notamment) qu’aucun paysan ne défend en Europe.

Les paysans doivent vivre de leur travail. Mais sans pour autant détruire l’économie des pays du sud. Cela suppose de miser sur la qualité et la consommation au pays plutôt que la quantité exportée. Mais aussi de revoir la répartition des aides car aujourd’hui, les régions les plus intensives reçoivent les aides les plus élevées. La PAC devrait donc tenir compte dans ses critères d’un volet social basé sur les conditions de travail (santé, sécurité, droit du travail…). L’UDB reprend également à son compte la proposition de la Confédération paysanne de la dégressivité des aides par actif contribuant ainsi à assurer pour tous une part de l’aide publique. Ainsi, l’UDB s’engage à stopper l’enrayement continu du nombre d’exploitations et à favoriser l’aide à l’installation des jeunes installés (incluant donc les reconversions économiques éventuelles et ne se fondant plus seulement sur l’âge).

Du point de vue environnemental, je soutiens une agriculture respectueuse des écosystèmes car je suis persuadée que c’est un facteur essentiel de la réussite économique des paysans. Je m’engage donc à légiférer en faveur de la diversification des cultures et au maintien des prairies en herbe, à l’élevage de plein air. Afin de respecter les diverses activités para-agricoles comme l’apiculture, je m’engage contre la culture d’OGM en plein champ et pour la reconstitution d’espaces de jachère et de talus afin de reconstruire une faune et une flore propice à la pollinisation. Ceci suppose bien évidemment de réduire l’utilisation des pesticides et d’interdire l’utilisation de certains produits agrochimiques qui tuent les écosystèmes et stérilisent la terre.

Parti autonomiste, l’UDB s’engage aussi pour la régionalisation et la mutualisation des aides agricoles afin de s’adapter aux réalités de la Bretagne. La PAC est un outil, mais elle ne doit pas tout régenter.

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