Étiquettes

, , , , , , ,

Isabelle Moign, candidate UDB à Concarneau - Quimperlé, pour les législatives 2012, avec Paul Guéguéniat, suppléant

Isabelle Moign, candidate UDB à Concarneau - Quimperlé, pour les législatives 2012, avec Paul Guéguéniat, suppléant

Suite à la Réunion publique de Pont-Aven, du 10 avril, voici l’intervention d’Isabelle Moign sur les Services Publics.

• • •

Dès lors que nous abordons le problème des services publics, reviennent systématiquement au centre de la discussion :

–        Le coût, la rentabilité,

–        La nécessité (Dans le sens où une délégation au « privé » peut le faire),

–        L’efficacité

En fait, ces 3 thèmes sont liés et, dans l’esprit des gouvernements, depuis une bonne décennie, n’en font qu’un : celui du dogme néolibéral qui consiste à détruire le service public d’Etat pour le transférer vers le « privé ». Il y a là, à leurs yeux, 2 intérêts :

Isabelle Moign et Paul Guéguéniat lors de la réunion publique de Pont-Aven

Isabelle Moign et Paul Guéguéniat lors de la réunion publique de Pont-Aven

Réduire le nombre de fonctionnaire, voulu par la majorité actuelle qui, sous couvert d’une volonté légitime d’efficacité des politiques publiques (RGPP), ne cesse de stigmatiser la soi-disant inefficacité des services publics et appliquer une politique marquée par le dogmatisme concrétisée par la règle absurde du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

A noter que la casse de nombreux services publics a d’ores et déjà eu pour effet l’isolement de nombreux territoires.

–     Se dégager de tels services en les transférant vers le « privé » en en faisant des services commerciaux exploités par des sociétés commerciales qui en feront non plus des prestations, mais des services, non mutualisés, et délivrés aux coûts agrémentés de marges bénéficiaires substantielles, écartant ainsi bon nombre de bénéficiaires déjà défavorisés.

Or, qui a décidé que les services publics devaient être rentables ? Néanmoins, même déficitaire, un service public n’est pas exempt d’une bonne gestion, car il y a des déficits structurels et d’autres, de gestion.

Une telle politique n’a jamais été débattue par la nation, alors que d’emblée, l’ouverture à la concurrence a été décrétée, toujours pour favoriser le « privé » et parfois imposée par l’Europe néolibérale que nous souffrons aujourd’hui, au lieu d’améliorer ou transformer les services publics existants.

Une telle politique, fait que maintenant l’Etat n’assume plus certaines missions essentielles. Les grands principes du service public, notamment l’égalité d’accès et d’adaptabilité aux situations. Le rôle du service public comme facteur de développement er de solidarité est bafoué.

Les Collectivités territoriales, importantes donneuses d’ordre en matière de service public ne jouent plus non plus pleinement leur rôle car elles ont souvent aussi délégué leurs missions aux entreprises privées.

            A cet égard, il conviendra de mettre un terme définitif aux « Contrats de Partenariat Public-Privé » qui ne sont qu’une vaste escroquerie amplifiée et légalisée par l’ »Etat Sarkozy ».

            Cet outil, dans un premier temps utilisé pour investir dans des édifices et services à des coûts colossaux et « hors bilan » de manière à ne pas apparaître dans la dette, puis à transférer les services publics (Prisons, hôpitaux, Ministères, éclairage, eaux, …en prenant des textes législatifs ou ordonnances où l’Etat se livre quasiment au « Privé ») au profit de sociétés privées, alors que l’Etat ou les Collectivités n’étaient que locataires ou usagers et n’avaient plus la maitrise de l’évolution des coûts et encore moins des services ni de leur qualité, et cela sur des durées de plusieurs dizaines d’années, devra être aboli, sans indemnité, à titre de réparations des dommages pécuniaires causés aux Collectivités qui ont cédé au champ des sirènes de l’électoralisme, dont les responsables devront être inéligibles à vie.

Pour revenir à un travail sérieux :

Qu’il s’agisse des services public régaliens (police, justice, administration de proximité,…) comme ceux concurrentiels, et en particulier les services en réseau (transports, énergie,…) les Français sont écartés du débat et des décisions, alors qu’ils y sont très attachés et que cela fait quasiment partie de leur identité.

Après EDF et France Télécom où l’Etat a ouvert la porte au « privé », il s’attaque maintenant à un symbole : La Poste.

Là, en privatisant la poste, c’est indubitablement créer de la désertification de milliers de bourgs et villages. Bien sûr, c’est aussi, en creux, démanteler les autres reliquats du service public.

 

Services publiques, source de progrès économique et social

            Les services publics font partie des principaux déterminants de l’Indice de développement humain (IDH) mis au point par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Cet indice classe les pays en agrégeant trois dimensions :

-le bien-être matériel (qui reflète le produit intérieur brut (PIB) par habitant),

– la santé (par référence à l’espérance de vie à la naissance),

– l’éducation (sur la base du taux de scolarisation et du taux d’alphabétisation des adultes

Les services publics agissent positivement sur ces trois dimensions.

            Donc, des services publics de santé et d’enseignement développés et efficaces favorisent incontestablement la santé et l’éducation de la population.

Il a été démontré la contribution à la croissance des dépenses d’éducation, de recherche-développement, et d’infrastructures, notamment en matière de transports et de communication.

Par ailleurs, comme nous avons pu le constater lors des crises successives que nous connaissons depuis 2007, les services publics ont joué un rôle d’amortisseur et de relance évident, confirmé ces trois dernières années.

Une des réponses à la grave crise actuelle doit être basée sur les services publics, afin de maintenir la cohésion sociale, ou d’encourager le dynamisme économique d’un pays ou d’une région, et pas seulement pour créer des emplois non pérennes afin d’alléger le chômage. 

Un atout pour la compétitivité du pays et des territoires

            De même, les services publics sont l’un des éléments porteurs de la compétitivité et de l’attractivité de chaque territoire, sur lequel il faut s’appuyer et qu’il faut encore améliorer.

Dans les facteurs favorables à l’investissement en France, la qualité des services publics, des infrastructures, mais aussi de la protection sociale, jouent un rôle essentiel.

Ainsi, nous sommes internationalement reconnus pour la qualité des infrastructures de notre pays. Malheureusement, nous sommes en train de mettre à mal cette situation jusqu’alors la 2ème mondiale, et cela au nom d’un dogme.

Cela rend incontestable que « la qualité et l’étendue des réseaux des infrastructures impactent significativement la croissance économique et réduisent les inégalités de revenus et la pauvreté.

Classée au 15ème rang mondial en termes de compétitivité générale, la France obtient une bonne note pour la qualité de ses infrastructures (6,2 sur 7), ce qui la hisse au 4ème rang mondial dans ce domaine, preuve supplémentaire que des services publics de qualité et en nombre conséquent, sont indispensables à la prospérité.

D’ailleurs, bon nombre d’entreprises investissent dans nos régions grâce aux infrastructures qui y sont implantées. Il est donc impératif de redévelopper les services publics en Bretagne.

Des investissements pour l’avenir

            Nous devons mettre en place une politique très volontaire allant dans le sens d’une amélioration quantitative et qualitative et donc, d’investissements importants dans des services publics qui nous amènerons vers la prospérité.

Il faut sortir d’une pure logique comptable, et retrouver l’ambition de développer des services publics de qualité, alimentant une croissance forte et durable.

La droite néolibérale nous a mis dans une situation financière tellement déplorable, indépendamment de la crise, que nous disposons de faibles marges de manœuvre. Néanmoins, nous devons travailler à long terme et ce type d’investissements aura des retombées positives sans accroitre la dette nationale.

Par ailleurs, les crises actuelles et particulièrement la crise énergétique, doivent nous amener à penser l’avenir en termes d’innovation et recherche, d’écologie et de développement durable, comme pour le reste de notre économie et de notre système social futur. C’est donc dans ces orientations qu’il faudra prévoir nos investissements.

Les secteurs à développer : Ecole, Université, Communications, transports non polluants, énergies renouvelables et nouvelles filières « vertes » (Déchets,…)

Pacte social et solidaire

            Les services publics sont une des fondements de l’unité nationale et de la cohésion sociale. Après la casse qu’ils subissent ils ne jouent plus ces rôles, et même, cette destruction affaibli le tissu social en isolant certaines populations des autres.par leur situation géographique, mais aussi par leur situation sociale et financière. C’est inacceptable.

Penser à l’avenir

            Nous devrons repenser les services publics et les adapter aux mutations sociétales qui se présentent à nous. Il nous appartient donc de les redéfinir.

La vocation première d’un service public est de répondre aux besoins essentiels de la population. C’est donc en partant de ce postulat que nous pouvons identifier les services publics, les missions, la quantité et les conditions de réalisation. Il faut donc qu’ils soient adaptés aux besoins et pur ce faire, doivent être définis démocratiquement en associant les utilisateurs.

Ils devront être définis selon qu’ils sont individuels, collectifs, et selon les territoires et à dimensions multiples, mais permanents et accessibles à tous et pour tous.

Ils devront concerner, notamment : l’alimentation, le logement, l’éducation, la culture, la santé, la communication, le transport,…qui constituent le socle de base des services individuels

Pour les services collectifs, nous pouvons concevoir une base axée sur la sécurité, la justice, bien-vivre ensemble, solidarité, et bien sûr, le développement durable..

La diversité des Régions, la complexité des services à rendre et de leur mise en œuvre font que les services publics doivent se penser et se décider au sein de chaque Région en cohérence avec un schéma national, mais certainement pas décidés à Paris qui n’a ni la connaissance ni la maitrise des Territoires dans ses besoins, ses nécessités ni les adaptations spécifiques et nécessaires à une efficacité obligatoire. Par exemple, les transports ne peuvent pas être traités en pays montagneux comme en Bretagne ou dans le Sud-Ouest, et les exemples sont multiples et infinis. C’est donc aux Régions d’avoir la maitrise de leur organisation des services publics dans une cohérence nationale. C’est le prix de l’efficacité, d’une bonne adéquation entre besoins et offres dans le respect des obligations de développement durable de chaque Région.

Nous construirons là un outil qui nous permettra de contribuer à rétablir de la justice sociale et accessoirement de l’emploi.

Par conséquent, volontarisme, investissements, solidarité nous permettront de reconstruire des services publiques de qualité et adaptés à notre société, répondant aux besoins de tous.

• • •

Consultez mon blog • Pour des régions fortes et autonomesMes engagements

Retrouvez-moi sur Facebook

Publicités