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Anne-Marie Kervern, candidate à Brest Ville pour les législatives 2012, avec Fragan Valentin-Lemèni

Anne-Marie Kervern, candidate à Brest Ville pour les législatives 2012, avec Fragan Valentin-Lemèni

Frédérique Le Nedellec, conseillère municipale déléguée de Brest chargée de la promotion de la langue bretonne, Anne-Marie Kervern, candidate titulaire et Fragan Valentin-Lemèni, candidat suppléant.

Frédérique Le Nedellec, conseillère municipale déléguée de Brest chargée de la promotion de la langue bretonne, Anne-Marie Kervern, candidate titulaire et Fragan Valentin-Lemèni, candidat suppléant.

La campagne électorale d’Anne-Marie Kervern a été lancée officiellement le 10 avril, au cours d’une rencontre conviviale: présentation des candidats, de l’équipe de campagne et des outils créés pour « labourer » le terrain. La trentaine de Brestois présents, prêts à s’engager concrètement, a ensuite pris le verre de l’amitié…bio, evel just !

Allocution d’accueil d’Anne-Marie Kervern :

Degemer mad deoc’h ha trugarez vras d’an holl evit al labour a vez graet tro dro d’ar votadegoù.

Bienvenue à vous et merci à tous ceux qui ont déjà beaucoup travaillé pour ces élections.

Vous êtes ici réunis pour apporter un soutien à ma candidature à l’élection législative 2012. Ces élections se présentent dans une configuration particulière :

Une concurrence entre 2 candidates écologistes (UDB/EE-LV), concurrence que nous n’avons pas souhaitée,

Une campagne précédée d’une présidentielle où notre candidate Eva Joly, la seule à reprendre à son compte l’ensemble de nos fondamentaux, aura été jusqu’à présent peu audible,

Un type d’élections qui n’a jamais été très bon pour nous car beaucoup d’opinions se font sur les images télévisuelles, et vous savez que nous n’y avons pas accès du tout ou marginalement.

Cependant, si nous nous présentons Fragan et moi, c’est que, malgré la situation qui ne nous favorise pas, nous avons des choses à dire, une spécificité à faire entendre.

Vouloir améliorer la vie des gens et porter des idées et des projets pour le faire, c’est une raison suffisante pour être candidats.

En effet, la vie des gens, la vie personnelle, familiale, professionnelle, associative, est directement concernée par les choix et les décisions des élus, avec, quelquefois, des conséquences décisives sur leur avenir.

Je suis candidate sur la circonscription de Brest-ville, une circonscription importante qui demande des bras pour être labourée.

Adjointe au Maire de Brest, conseillère communautaire de Brest métropole océane depuis 2008, je suis engagée, de longue date, dans la vie associative, politique et syndicale.

J’ai une passion pour le service public : si on ne l’a pas, on ne dure pas. Chaque soir je me demande ce que j’ai fait dans la journée pour que les gens vivent mieux. Je dois y répondre pour recommencer le lendemain, le surlendemain et tous les jours.

Anne-Marie Kervern et Fragan Valentin-Lemèni

Anne-Marie Kervern et Fragan Valentin-Lemèni

Je me présente souvent comme une élue « tout terrain » et même quelquefois de « terrain accidenté ». En effet, je suis souvent hors de mon bureau, dans les quartiers, à la rencontre des gens et je réponds à toutes les invitations qui me sont faites. Une sorte de VTT (vélo tout terrain) de la politique !

Je me présente au service des gens qui vivent et travaillent en Bretagne, qui veulent pour eux et leurs enfants un avenir meilleur, je suis persuadée que les bonnes décisions se prennent de manière décentralisée, le plus près possible des citoyens.

C’est mon expérience de vie à l’étranger qui a contribué à ma prise de conscience de l’interdépendance des peuples, des territoires, des activités humaines et des systèmes politiques. Une conscience qui incite à la responsabilité et à la solidarité puisque l’on sait que chaque acte posé ici a des répercussions ailleurs : réchauffement climatique, pauvreté, paix….

Ceux qui me connaissent savent que j’ai la Bretagne au cœur et le cœur à gauche : c’est quelque chose qui se traduit en programme politique, mais aussi en sentiments et en émotions. C’est du vivant !

Je suis capable, je crois, de porter une vision dynamique de notre avenir et une confiance dans nos atouts pour relever le défi des mutations profondes qui sont en cours sur le plan économique, social, environnemental.

Je vous propose:

un autre modèle de développement, plus sobre, plus juste socialement, prioritairement au service de l’emploi et de la satisfaction des besoins humains,

un projet fédéraliste de régions solidaires, dans un Etat assumant, mieux qu’aujourd’hui, ses obligations fondamentales et son rôle de redistribution,

un désir de République plus démocratique, plus proche des gens, enfin ouverte à la diversité et en particulier à la diversité de ses peuples et de ses territoires

Vous pouvez constater que ce n’est pas le choix de la facilité. Il s’agit de choix de rupture avec les habitudes paresseuses de beaucoup de candidats :

rupture avec le centralisme et le jacobinisme,

rupture avec les privilèges des plus riches,

rupture avec la dépendance au nucléaire et aux énergies fossiles,

rupture avec la corruption et la xénophobie instituées en politique par la Droite,

rupture avec l’Europe molle face à la finance spéculative.

On me demande quelque fois, sur les marchés, pourquoi je me donne tout ce mal, alors qu’il y a des candidats de gauche qui ont notoirement plus de chances d’être élus.

Ma réponse est simple : Je veux faire gagner la gauche dans la diversité, parce que la diversité politique est nécessaire à la démocratie, aussi nécessaire à la démocratie que la biodiversité dans l’ordre du vivant.

Je suis là pour dire haut et fort que les Jacobins, les centralisateurs, les nationalistes franchouillards mettent la République et la Démocratie en danger par incapacité à s’adapter au changement du monde et aux nouvelles attentes.

Il y a un autre rapport possible et plus démocratique à la République, et ce rapport différent est le seul durable. L’histoire suivante résume assez bien l’état d’esprit dans lequel je suis :

En 1851, au lendemain du coup d’Etat de Napoléon III, les femmes de La Garde Freinet, dans le Var, encouragent les troupes qui remontent vers Paris pour sauver la toute jeune République et elles interpellent les soldats :

« Courage, les amis, rapportez nous la bonne !».

La bonne ? La bonne quoi ? Mais la bonne République, évidemment, celle qui est proche des gens, des petites gens, celle qui les comprend parce qu’elle parle leur langue maternelle, celle qui leur garantit la justice et la dignité, celle qui sait accueillir, ne rétablit pas sournoisement les privilèges…

Bevet Breizh, Bevet Pobloù Bro Ch’all ha trugarez vras evit ho skoazell

Vive la Bretagne et les peuples de France

Merci pour votre soutien »

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