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Thierry Stiefvater, candidat à Saint-Brieuc pour les législatives 2012, avec Maryse Laurent, suppléante

Thierry Stiefvater, candidat à Saint-Brieuc pour les législatives 2012, avec Maryse Laurent, suppléante

La santé a un coût, mais n’a pas de prix !

A l’occasion de la journée mondiale de la santé, l’UDB entend faire de l’équité territoriale dans l’offre de soins, le point crucial de toute réflexion politique sur la santé.

Pour l’UDB, l’équité territoriale en matière de santé, c’est permettre à toutes les personnes de pouvoir être soignée dans des conditions similaires et d’avoir un accès égal aux services de santé où que l’on habite.

C’est au nom de cette équité territoriale que nous continuerons à condamner la fermeture de services hospitaliers en milieux rural. Non, la santé n’est pas une marchandise soumise aux impératifs budgétaires. Trop de décisions sont prises au détriment des malades et contre l’avis des professionnels de la santé sous couvert de rationalisation.

A ce titre la loi du 5 juillet 2011 donnant le pouvoir de prononcer l’hospitalisation au juge de la liberté et de la détention au détriment des médecins psychiatres est un exemple de plus du délitement du système de santé français. Au Tribunal de Grande Instance de Saint-Brieuc il n’y a pas de Juge de la Liberté et de la Détention, le Président du TGI a donc nommé un juge d’instance « qui juge les malades » en séance publique au Palais de Justice allée des promenades…C’est intolérable !

Si la France dégringole aujourd’hui dans les classements internationaux sur l’efficacité des systèmes de santé, peut-être faut-il également aller chercher la raison dans la pression budgétaire qu’elle fait peser sur la fonction publique hospitalière. Remettons l’humain au centre des préoccupations du système de santé publique en désengorgeant les services hospitaliers des grandes villes tenus à bout de bras par des internes et infirmiers aux horaires démentiels, en les étalant sur un territoire .

L’équité territoriale en matière de santé, c’est aussi lutter contre la désertification médicale de nos campagnes. Incitons les jeunes médecins libéraux à venir s’installer en milieux rural en favorisant la constitution de cabinets médicaux pluridisciplinaire (ORL, dentiste, ophtalmologue, généraliste, etc.). Au décloisonnement des disciplines, doit également s’ajouter le décloisonnement des secteurs d’activités médicales. Renforçons le lien entre l’hôpital et la médecine de ville, soutenons davantage les passerelles entre la médecine généraliste, la médecine scolaire et la médecine du travail.

Les statistiques montrent que les inégalités sociales de santé caractérisent la France. Bien plus qu’une inégalité devant la maladie, il s’agit d’inégalités en matière d’accès au soin et à l’information de santé, en raison de facteurs économiques voire culturels.

Les sources de cette double inégalité se trouvent dans des questions extérieures au soin. Les déterminants socio-économiques, culturels ou environnementaux qui les expliquent ne peuvent trouver de réponses efficaces qu’avec la seule politique de coordination des soins. Etre en bonne santé ne dépend pas d’abord de la qualité de l’offre de soin. C’est avant tout le résultat d’une multiplicité de déterminants : alimentation de qualité et variée, qualité de l’environnement (air, eau…), estime de soi et insertion sociale, activité physique… La santé est liée à la qualité de vie collective et à la capacité de faire des choix individuels.

80% des cancers, 40% des maladies cardio-vasculaires, 80% des diabètes pourraient être évités. C’est ce qu’on appelle les maladies de civilisation, liées à des pratiques (alimentation, tabac), des conditions de travail (amiante, pesticides…) ou des facteurs environnementaux (pollution urbaine, ventes de produits nocifs…).

C’est pourquoi, au-delà de notre propos sur la nécessaire proximité des soins de premiers recours et d’urgence pour tous les citoyens, nous souhaitons également mettre en avant la nécessité d’une véritable politique de prévention, car comme dit le dicton populaire, mieux vaut prévenir que guérir. Et pour ce faire, il faut construire une véritable politique de santé globale, qui mêle les questions de la santé au travail, de culture, d’urbanisme, d’environnement, de mobilité active, etc.

Nous voulons remettre la démocratie sociale au centre de la gouvernance des soins, de la placer sous le sceau de la recherche d’équité sociale et territoriale et de porter une vision globale de la santé.

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