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« Nous vivons dans l’illusion que l’identité est une et indivisible… » écrivait Edagar Morin dans son livre Penser l’Europe en 1987.

En même temps que Bayonne, Toulouse, Perpignan, Ajaccio et Strasbourg, Quimper sera le 31 mars le point de convergence de ceux qui en ont assez des promesses électorales non tenues, des blocages institutionnels et politiques, des contradictions et des frilosités qui font qu’aujourd’hui la langue bretonne est classée en grand danger de disparition par l’UNESCO.

Alors que sur 27 États membres de l’Union européenne, 25 ont ratifié la Charte qui assure la promotion de 82 langues dans tous les domaines de la vie sociale, culturelle et économique, la France se refuse toujours à le faire. Il faut qu’on en finisse avec cette hypocrisie qui consiste à louer la diversité culturelle chez les autres tout en érigeant le monolinguisme en valeur de la République. Comme l’ensemble des candidat(e)s présenté(e)s par l’UDB, je manifesterai en compagnie de ma suppléante Emilie Dabo  pour :

la ratification de la Charte européenne des langues régionales, la modification de la Constitution et une loi-cadre définissant le statut officiel des langues parlées sur le territoire de l’Etat français,

le transfert de la compétence linguistique à la Région dans une Bretagne réunifiée,

une offre généralisée d’enseignement bilingue ou immersif français-breton, et un plan de formation intensif et rémunéré d’enseignants de breton,

une formation des collégiens et lycéens à la connaissance (historique, géographique, culturelle) de leur région,

une télévision régionale publique à l’échelle des cinq départements bretons, avec un canal en langue bretonne, en s’inspirant de ce dont la Corse dispose depuis plusieurs années.

Les sociétés du XXIème siècle seront les sociétés du multiple et non plus de l’identité unique. Le temps n’est plus aux identités binaires (nous et les autres) mais aux identités complexes. Inscrivons les langues régionales de France dans la modernité européenne, avec un statut légal et des moyens de transmissions.

Ne pas le faire serait, soit se résigner à l’inaction, soit s’inscrire dans une posture nationaliste en décalage avec les aspirations de ceux qui par le biais local veulent entrer dans la complexité du monde.

A l’heure où l’emploi est une préoccupation pour tous, rappellons que la langue bretonne représente déjà plus de 1200 emplois non délocalisables. C’est donc aussi un enjeu économique.

Yann SYZ

candidat aux élections législatives

Union Démocratique Bretonne

Circonscription de Lorient

(Groix, Larmor, Lanester, Lorient, Ploemeur)

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