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Samedi 31 mars aura lieu à Quimper et dans plusieurs autres villes en France une manifestation en faveur des langues régionales. La circonscription sur laquelle je me présente est concernée par cette question car on y parle trois langues: le français, le breton et le gallo.

 

Je manifesterai samedi 31 mars à Quimper parce que je suis attachée à la diversité des langues et des cultures qui n’ont jamais constitué un obstacle au dialogue, au contraire. Mes deux filles ont été scolarisées à l’école Diwan de Rennes, puis au lycée Anne de Bretagne où est enseigné le breton.

 

Aujourd’hui en Bretagne, la langue bretonne est un atout pour trouver un emploi et il est inadmissible que l’Etat ne lui reconnaisse pas un statut officiel. Concrètement, je sais que le breton n’est pas une compétence pour Pôle Emploi parce que l’Etat estime que les  langues régionales doivent rester dans la sphère privée alors qu’une langue est par définition un élément de la vie publique. Il est tout aussi inadmissible que les locuteurs de breton ne puissent pas accéder à des médias dans leur langue.

 

Une loi pour les langues régionales est une nécessité, mais c’est avant tout le pouvoir de décider de l’avenir de nos langues en Bretagne dont nous avons besoin. Je manifesterai donc surtout pour que l’Etat nous délègue le pouvoir de décider au pays. C’est la Bretagne réunifiée qui devrait organiser concrètement la vie de nos langues: son enseignement, sa promotion dans la vie publique et dans les médias…

 

Deuit ganin e Kemper!

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