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Anne-Marie Kervern

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Faou-Kushima 2012 : L’UDB en Videoscop par Squapad

Dimanche 11 mars a marqué le premier anniversaire du drame qui a frappé le Japon : un gigantesque tsunami sur la côte est du pays, suivi d’une catastrophe dans la centrale nucléaire de Fukushima.

Alors que 60.000 personnes formaient une chaîne humaine entre Lyon et Avignon, en Bretagne plusieurs événements se sont déroulés parallèlement pour réclamer une sortie du nucléaire civil et militaire. L’UDB et ses élus étaient présents à Nantes dès le 10 mars, pour un « flash mob », puis le 11 à Saint-Malo (pour une chaîne humaine sur les remparts de la ville close) et au Faou, à mi-chemin entre les ogives nucléaires de l’Ile Longue et la centrale toujours pas démantelée de Brennilis.

A noter que les 4 conseillers régionaux de l’UDB étaient mobilisés sur le terrain : Herri Gourmelen à Saint-Malo, Mona Bras, Naig Le Gars et Kristian Guyonvarc’h au Faou.

Au Faou se sont environ 1.500 personnes qui se sont réunies dès le matin pour des tables rondes sur le risque nucléaire, son coût financier et social, les conditions de sa sortie. Il a été rappelé que les installations de la presqu’île de Crozon renferment l’équivalent de 2.000 fois la puissance destructrice qui a frappé Hiroshima en 1945 : de quoi anéantir 1/3 de la planète. Il a été rappelé aussi que la France, comme les USA et le Royaume Uni, refuse de signer le traité de non prolifération.

Michel Marzin, ancien ingénieur nucléaire qui a dirigé la centrale de Brennilis, engagé depuis longtemps dans l’abandon du nucléaire civil et militaire, a informé l’assistance que, du temps de son activité, la centrale de Brennilis était passée à quelques secondes d’un accident majeur. Il a aussi informé que des sous-mariniers ont témoigné sous le manteau qu’un sous-marin atomique français avait subi une rupture de son circuit de refroidissement, avec écoulement de liquide fortement radioactif. Les marins ont dû signer un engagement à garder le silence, en violation de leurs droits constitutionnels.

La puissance du lobby nucléaire en France a été pointée du doigt, l’importance des budgets publicitaires d’EDF ou d’AREVA exerçant une pression intolérable sur les mass-médias, donc sur la liberté d’information.

Plusieurs personnes de l’assistance ont souligné qu’à Brest, sous les vents de l’Ile Longue, les exercices d’évacuation que la législation a pourtant prévus n’ont jamais eu lieu, au prétexte de ne pas créer de psychose dans la population. Le risque nucléaire n’est même pas pris en compte dans le plan local de prévention des risques. Anne-Marie Kervern, adjointe au maire de Brest et candidate de l’UDB aux élections législatives, élue municipale d’astreinte le week-end dernier (c’est-à-dire devant répondre à tout appel d’urgence), s’est engagée publiquement à saisir le maire de Brest à ce propos.

La journée s’est terminée par une chaîne humaine où la cinquantaine de militants de l’UDB présents ont donné une forte visibilité à leur parti.

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Réunion publique le 20 mars

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