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Anne-Marie KervernUn rassemblement avait lieu samedi 10 mars, à Brest, pour soutenir des familles réfugiées et des demandeurs d’asile, à la rue depuis une semaine avec leurs enfants.

Fragan Valentin-Lemèni, mon suppléant aux élections législatives sur la circonscription de Brest-ville, représentait la candidate de l’UDB et était accompagné de plusieurs militants brestois de l’UDB. Pas de prise de parole : il y a des circonstances où la présence silencieuse, expression de notre commune humanité, prime sur les discours de campagne !

Mais un soutien ne se limite pas à une présence évènementielle. C’est une question éminemment politique sur laquelle je dois m’exprimer en tant que candidate.

Le droit d’asile est un « droit ultime ». Il est la dernière des protections contre un risque grave encouru par la personne. Il est reconnu par la Convention de Genève de 1951  et il est inscrit dans la constitution française. Cependant on observe en France des interprétations de plus en plus restrictives de la protection. Celle-ci est soumise à la gestion des flux migratoires, à un ensemble de règles administratives que l’on peut assimiler à une machine à fabriquer des clandestins.

En tant que candidate aux élections législatives, je refuse un discours basé sur la peur, la crainte de l’autre et prônant des mesures discriminantes. J’ai une ambition politique et démocratique à proposer : la promotion des droits fondamentaux pour tous, et les réformes institutionnelles nécessaires pour les rendre effectifs.

La conquête des droits fondamentaux n’est pas une mesure annexe dans un programme politique : c’est une urgence ici et ailleurs, partout dans le monde. C’est la raison pour laquelle, je veux :

  • Supprimer l’agence FRONTEX dont le but est de faire barrage aux migrations extérieures vers l’Europe, avec des moyens militarisés coûteux,
  • Réaffecter le budget de FRONTEX à la lutte contre le trafic des êtres humains (les bénéficiaires de ce trafic étant trop peu inquiétés par la police et la justice) et au soutien aux victimes,
  • Affecter le financement des mesures de contrôle et de répression des migrants à l’aide publique au développement (car la migration économique, qui dépasse certes la question du droit d’asile, est le résultat d’un sous-développement ou d’un mal-développement),
  • Soutenir les associations qui défendent des droits des migrants,
  • Peser politiquement pour une stricte application des conventions internationales et européennes, ainsi qu’une harmonisation des politiques de visas et de séjour au niveau européen,
  • Garantir par la loi les droits fondamentaux des demandeurs d’asile en leur assurant un accompagnement social vers l’insertion.

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Pour une rupture démocratique

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Réunion publique le 20 mars

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