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Yann Syz, candidat à Lorient pour les législatives 2012, avec Émilie Dabo, suppléante

Yann Syz, candidat à Lorient pour les législatives 2012, avec Émilie Dabo, suppléante

Je suis candidat à l’élection législative sur la circonscription de Lorient, qui regroupe les communes de Groix, Lanester, Larmor, Lorient et Ploemeur.

Une triple logique anime ma candidature.

Justice sociale et équité territoriale

Après 5ans de sarkozysme, il nous faut retrouver un esprit de justice sociale et d’équité territoriale. Le projet de hausse de la TVA, impôt structurellement le plus injuste, n’est que la caricature d’un gouvernement qui a déséquilibré la répartition de l’effort fiscal entre les plus riches et les autres. Les milliards investis pour le projet dit du grand Paris pendant que ferment classes, tribunaux ou autres services aux populations en sont le pendant territorial.

Lier écologie et économie

Il nous faut également placer l’écologie au cœur du développement économique.

C’est une exigence pour l’environnement, pour la sécurité face aux risques naturels ou industriels, mais c’est surtout une exigence pour l’emploi.

Ainsi, l’énergie nucléaire, peu sûre et très couteuse, ne produit de l’emploi en France que dans des points centralisés précis.

Investir massivement dans les alternatives au nucléaire, c’est utiliser les atouts de notre région (soleil, vents, marée) en créant de l’emploi local. Pour être attractifs, les territoires se dotaient d’une gare au XIXème siècle, d’une université au XXème siècle, et, au XXIème siècle, l’enjeu sera de se doter d’une énergie peu coûteuse et produite sur place. Les enjeux énergétiques de notre pays de Lorient doivent être une priorité, d’action, source de transferts de compétence des nombreux savoir faire industriel de notre territoire.

L’écologie au coeur de l’économie, c’est aussi accompagner les mutations agricoles nécessaires. L’agriculture est notre plus grande zone d’activité économique. La vraie réponse aux problèmes économiques et écologiques des agriculteurs bretons ne se trouvera pas, dans la course aux rendements et aux volumes des matières premières. Il convient plutôt de mettre en place les stratégies qui permettent, à volume produit égal ou moindre, de renforcer la valeur ajoutée sur l’exploitation elle-même.

Utiliser les atouts de la Bretagne

L’énergie est un exemple de la troisième dimension de ma candidature : nous avons besoin que la Bretagne puisse utiliser ses nombreux atouts en toute liberté.

La Bretagne, c’est un vivier énergétique, c’est une identité et une richesse culturelle, c’est un potentiel pour l’économie maritime, etc. Il faut doter la Bretagne des outils qui lui permettent d’être une des solution à la crise. La plupart de nos voisins européens sont dotés d’un modèle fédéral, qui permet aux régions (Landers allemand par exemple) d’être les moteurs du développement économique, avec les moyens pour le faire, en soutenant un vaste réseaux de PME. Une Bretagne entreprenante passe par une Bretagne plus responsable, et donc plus autonome.

Les outils pour ce triple objectif

Les outils que je déclinerais durant cette campagne, pour servir ce triple objectif seront affinés collectivement.

Ils tourneront autour d’une fiscalité plus lisible (1 impôt = un échelon) reposant plus qu’aujourd’hui sur les mouvements de capitaux pour moins pénaliser les revenus du travail des classes moyennes ; une démocratie locale simplifiée (il y a trop de couches dans le mille feuille institutionnel) ; une logique de dialogue social renforcé, un soutien actif à la recherche dans les énergies alternatives ; une véritable autonomie d’action de la Bretagne pour les langues régionales, la protection de l’eau, la politique maritime et le développement économique par exemple.

Les leçons du contexte

Ce qui s’est passé en Europe en 2011 donne raison aux fédéralistes que nous sommes. Pourquoi ? parce que nous disons déjà depuis longtemps que nous avons besoin d’une Europe politique plus forte, plus cohérente, avec un contrôle politique de la banque centrale et une harmonisation fiscale et sociale progressive. Plus d’Europe donc.

Mais s’il y a plus d’Europe, il faut en contrepartie qu’une part des décisions, relevant du quotidien, des services publics ou des atouts locaux se rapproche des citoyens au niveau pertinent celui de la Région. Car si une part du pouvoir politique s’éloigne, il faut qu’une se rapproche. Plus d’Europe impose plus de région. Or chaque région a des atouts et des enjeux différents, c’est pourquoi il faut en finir avec le normalisme uniforme. On ne peut bien toutes les chausser avec la même pointure.

Une campagne à construire ensemble

Au fur et à mesure de cette campagne, je déclinerai, au delà de ces quelques intentions, avec ceux qui m’entourent des propositions pour renforcer notre système de santé avec une logique préventive accrue, pour renforcer notre tissu associatif, notamment dans le sport, pour faire entrer plus d’écoliers dans le monde riche des identités multiples (breton, français et européen) et donner un véritable statut à nos langues régionales, pour permettre l’expression des talents de la jeunesse, etc.

La Bretagne au cœur, le cœur à gauche, je construirai cette campagne avec tous ceux qui voudront aider à renouveler notre démocratie dans un esprit de justice, d’équité, pour œuvrer dans des logiques durables, solidaire, ancrées dans une Bretagne entière et cohérente.

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