Mots-clefs

Isabelle Moign, candidate UDB à Concarneau - Quimperlé, pour les législatives 2012, avec Paul Guéguéniat, suppléant

Isabelle Moign, candidate UDB à Concarneau - Quimperlé, pour les législatives 2012, avec Paul Guéguéniat, suppléant

Déclaration de candidature aux Législatives 2012

Une cérémonie des vœux, par définition, est toujours un moment d’optimisme partagé et j’y souscris pleinement.

Je profite de cet instant de partage pour officialiser ma candidature UDB pour les prochaines élections législatives, mes camarades m’ayant fait l’honneur de la valider.
Les vœux que nous échangeons traditionnellement, sont toujours sincères mais restent, par définition, dans l’abstrait, car malheureusement nous ne maitrisons pas l’avenir.
Cette candidature va nous permettre de dépasser les vœux pour nous confronter au concret, car la situation actuelle de crise financière, économique, sociale ainsi qu’environnementale et énergétique nous ramène à la triste réalité du moment.

Nous vivons actuellement les soubresauts d’un système à bout de course et qui nous indique également la fin d’une époque, d’une société.

Il y a déjà quelques temps que nous avions attiré l’attention sur la crise environnementale et énergétique sans que cela persuade les responsables politiques en place car elle n’était pas palpable. Ce sont les crises financières et sociales qui ont précipité les événements et maintenant les signes sont probants car ils commencent à toucher notre porte-feuille et ce n’est que le début.

Le PDG de Total nous promet tranquillement le litre de carburant à 2 € dans quelques mois. Nous pouvons lui faire confiance pour tenir sa promesse. Maintenant nous y sommes aux portes de la mutation sociétale qui va s’imposer à nous, et là, rien ne sera négociable.

Nous sommes donc sur le chemin de la transition :
-Transition économique
-Transition sociale et culturelle
-Transition environnementale
-Transition démocratique

Cette transition, cette mutation ne peut se réaliser que dans le cadre d’une région dotée de pouvoirs de décision lui permettant de se réapproprier la démocratie, son destin et son développement en cohérence avec la politique du pays, mais en autonomie.

Pouvons-nous gérer le développement durable, les énergies renouvelables en région Alsace ou PACA comme en Bretagne et tout cela dirigé de Paris ?

Non, bien sûr. Ce serait une ineptie.

Ces 4 transitions seront les axes de la campagne que je vais mener avec mes camarades, en démontrant qu’il est incontournable de s’appuyer sur des régions fortes et autonomes qui travaillent en synergie pour organiser la société de demain dans un développement harmonieux et pour le bien-être collectif.

L’État centralisateur parisien est condamné à court terme à faire droit à la revendication de responsabilités menant à l’affirmation des libertés locales.
C’est donc une politique de décentralisation très forte, d’autonomie différenciée qui existe dans la quasi-totalité des pays d’Europe, qui sera l’axe central du programme que je proposerai en le déclinant sur notre circonscription.
Donc, autour de cet axe, je vais développer nos 4 transitions :

– L’économie
L’économie sociale et solidaire, de l’emploi et avec tous les atouts de la Bretagne à cet égard

– Le social et la culture
Je traiterai donc de l’emploi et non du chômage, de la formation professionnelle permanente, de l’enseignement et de la culture. Et à ce propos, je pense que la culture, y compris l’enseignement, constituera un des outils importants de cette évolution. En effet, nous vivons aussi une crise de la connaissance, principalement due à l’éclatement des savoirs et de l’expertise alors que la situation, et notamment la crise écologique, exige de notre part une pensée de la complexité et de la confiance dans les connaissances ains que de la participation conjointe des expertises instituées et de l’expertise populaire. Cela s’appelle la démocratie participative culturelle.

– Environnemental
Je traiterai de l’urbanisme, le maillage du territoire donc économique et social

– Démocratique
Le sujet incontournable sera la démocratie participative, incontournable dans un système d’autonomie.

Je me dois d’ajouter un problème important. Et cela concerne les lois Sarkozy sur la décentralisation, que je devrais qualifier de recentralisation. La Bretagne est à nouveau menacée. Ces réformes ont fait que les pouvoirs des préfets ont été renforcés, des structures de l’État (représentations interministérielles) ont été implantées dans les départements, les pouvoirs régionaux et les compétences régionales ont été amputés. Il faut y ajouter la volonté de réaliser le Grand Paris qui va jusqu’au Havre, l’instauration des mégalopoles, ces grands centres urbains qui vont se développer.

Il est clair que si ces projets se réalisent, la Bretagne en subira de graves conséquences. Le « Grand Paris » jusqu’au Havre aura un impact sur Rennes, qui sera « tirée » vers Paris, le reste de la Bretagne sera ré-enclavé. De même, Nantes avec le même processus sera « attiré » vers Angers selon les propres désirs du maire actuel.
Il est donc évident que le développement et l’intégrité de la Bretagne seront mis à mal pour qui ne sera pas dans le cercle d’influence de ces nouvelles mégalopoles. Que deviendra la moitié ouest de la Bretagne ?
Nous allons donc vers un nouvel enclavement et même un éclatement de la Bretagne. Il n’en est pas question.
Comme vous le voyez, la tâche est lourde mais passionnante et je la mènerai à bien avec votre soutien.

Je vous remercie

Prononcé le 21/01/2012 (La section UDB du Pays de Quimperlé invite à une porte ouverte)

• • •

Consultez mon blog • Pour des régions fortes et autonomesMes engagements

Retrouvez-moi sur Facebook

Publicités