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Anne-Marie Kervern, candidate à Brest Ville pour les législatives 2012, avec Fragan Valentin-Lemèni

Anne-Marie Kervern, candidate à Brest Ville pour les législatives 2012, avec Fragan Valentin-Lemèni

En préalable au questionnaire.

En tant que candidate aux élections législatives, je tiens à apporter un éclairage global sur la question de l’école. Les enjeux éducatifs sont énormes pour l’avenir de notre société et on ne peut dissocier les politiques publiques liées à la petite enfance ou les questions d’organisation de l’école de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion. En effet, l’échec scolaire est en lien direct avec la pauvreté des familles, en particulier celle des familles monoparentales. Les inégalités dans l’accès aux services publics de proximité, en particulier aux services d’accueil de la petite enfance font partie intégrante du débat. Quand on sait tout ce qui se joue dès la maternelle et même avant, je pense que l’un des moyens de lutter contre l’échec scolaire est de commencer par lutter contre la pauvreté des familles.

 

Questionnaire du Collectif Ecole en danger.

  1. Scolarisation des enfants, temps scolaire et dispositif de lutte contre l’échec scolaire
  • Pour ou contre un moratoire sur les fermetures et suppressions proposées par le précédent gouvernement ?

Oui, je suis fermement pour ce moratoire. François Hollande s’est engagé en septembre 2011, au moment des primaires socialistes à « arrêter l’hémorragie ». Il a été relayé par martine Aubry et Ségolène Royal qui ont très clairement demandé un moratoire. Le gouvernement doit passer à l’acte.

  • Pour ou contre la scolarisation possible dès 2 ans dès septembre 2012 ?

 

Oui, je suis très clairement pour que l’éducation nationale offre à tous les enfants la possibilité d’être scolarisés à partir de 2 ans. Pourquoi ? Parce que la situation actuelle (suppression des toutes petites sections, création de jardins d’éveil) vise essentiellement à faire payer les familles pour accueillir les enfants de moins de 3 ans, économiser des postes d’encadrement, comme avoir recours à des agents municipaux pour remplacer des enseignants, ce qui équivaut à un nouveau transfert de charge de l’Etat vers les familles et de l’Etat vers les collectivités territoriales.

Je refuse absolument que les apprentissages et la socialisation des enfants qui sont la mission de la toute petite section soit remplacée par de la garderie et crée ainsi de nouvelles inégalités. En effet, les inégalités de départ vont se renforcer du fait des moyens des familles de compenses ou non la carence de l’Education nationale.

Si ce dispositif de la Droite devait se confirmer, on pourrait craindre, à terme, que ce dispositif soit étendu progressivement à tous les autres niveaux de la maternelle.

  • Quels dispositifs d’aide aux enfants en difficulté ? Devenir des RASED ?

Le gouvernement Fillon a mené une politique à risque dans ce domaine : risque d’augmentation de l’échec scolaire, risque d’exclusion.

Je veux une école pour tous, et par conséquent, sauver et développer les RASED pour retrouver une attention spécifique des enseignants spécialisés sur les élèves en difficulté, pour empêcher  les enfants, pour lesquels la réponse pédagogique du maître de la classe n’est pas suffisante, de s’enfoncer résolument dans l’échec scolaire, la violence ou l’exclusion, pour continuer à accompagner les familles et sécuriser enseignants.

Par ailleurs, je refuse de voir externaliser la difficulté scolaire vers le secteur privé en renvoyant aux familles la responsabilité et la charge d’en supporter le coût.
L’aide personnalisée et les stages ne peuvent en aucun cas remplacer les RASED ; chacun le sait, depuis les enseignants, les parents, jusqu’à l’Inspection Générale qui l’a clairement exprimé dès 2009. La difficulté scolaire est complexe et multiforme. L’école a besoin de tous les professionnels spécialisés, pour croiser les regards et assurer l’accompagnement des élèves afin d’enrayer l’échec scolaire.
Toutes les ressources doivent pouvoir être mobilisées dans l’ensemble des dispositifs pour assurer la réussite de tous les élèves.

Je suis pour que l’aide aux enfants en difficulté soit dispensée dans le cadre scolaire, par des professionnels qualifiés, et ce, pour éviter une scolarisation à 2 vitesses par le recours aux entreprises privées de soutien scolaire.

  • Quels compléments à la loi de 2005 sur l’application des enfants handicapés en milieu ordinaire ?

La Défenseure des enfants et le rapport Paul Blanc ont souligné en 2011 le manque de prise en charge des enfants handicapés.

Les insuffisances principales concernent la prise en charge effective des enfants handicapés scolarisés (pénurie d’auxiliaires de vie scolaire-AVS) et celle des enfants lourdement handicapés et autistes (pénurie de centres adaptés)

Certes, le nombre d’élèves scolarisés dans le second degré a quasiment doublé en 5 ans et le nombre d’élèves accompagnés par un auxiliaire de vie scolaire individuelle (AVS-i) a plus que triplé avec 61 000 enfants en bénéficiant. Mais l’école répond encore mal aux besoins des enfants handicapés.

L’intégration scolaire des élèves reste médiocre et le statut précaire des AVS, leur manque de formation rendent la mesure de médiocre qualité. L’éducation nationale fait de plus en plus appel à des "emplois de vie scolaire" (EVS), recrutés sans condition de qualification, sur des contrats aidés d’une durée très limitée (6 mois ou un an) et n’offrant aucune formation. Je considère que type de contrat ne permet pas un accompagnement dans la durée. Je propose une évaluation personnalisée des besoins de chaque enfant, un renforcement de la coopération entre l’Education nationale et le secteur médicosocial, à tous les niveaux, une réelle formation professionnelle des enseignants et assistants, en particulier dans la prise en charge de certains handicaps qui supposent une formation particulière. Je propose aussi d’intégrer une formation spécifique obligatoire dans la formation initiale des enseignants, des personnels d’encadrement, d’accueil technique et de services.

Par ailleurs, il faut mettre fin au scandale des enfants sans solution éducative. C’est l’une des priorités de l’UNAPEI, et je la partage : des créations de places en SESSAD et en IME sont indispensables. Pour que l’égalité républicaine qu’on se plait tant à rappeler soit effective, il faut d’urgence 15000 places en établissements et services adaptés.

  • Proposeriez-vous des adaptations des temps scolaires et périscolaires ? Pour ou contre la semaine de 4 jours et avec quels aménagements ?

Je suis résolument opposée à la semaine de 4 jours qui est une aberration au regard des rythmes de l’enfant. Une majorité d’enseignants ainsi que les deux principales fédérations de parents d’élèves, la FCPE et la PEEP y sont également opposées.

En France, les enfants ont la journée d’école la plus longue d’Europe. L’académie nationale de médecine (ANM), dans un rapport de 2010 estime que la semaine de quatre jours ne permet pas de respecter le rythme biologique de l’enfant. Pour l’Inspection générale de l’éducation nationale (IGEN), le resserrement du temps scolaire se traduit par une fatigue accrue des élèves et des enseignants. De l’avis général des enseignants (IGEN), avec une semaine de quatre jours, le temps manque pour boucler le programme. Le rythme qui s’accélère en fin d’année pour opérer ce bouclage contribue à renforcer les difficultés de certains élèves.

Le modèle scolaire français est fait pour une catégorie d’élèves sans difficultés représentant selon l’IGEN à la moitié d’une classe d’âge seulement. C’est donc un modèle excluant.

Je souhaite que l’allongement de la semaine d’école se fasse en concertation avec les parents. Les aménagements doivent relever de cette concertation.

Formation des enseignants et encadrement de l’école ?

  • La formation et le recrutement des enseignants : statut quo ? Retour au stage encadré en responsabilité ? Nouvelles propositions ?

La réforme du gouvernement précédent doit être abrogée. En effet, Le recrutement des enseignants au niveau du master est de nature à former des spécialistes, pas des pédagogues. Comme de surcroît ces études ne sont pas rémunérées, l’allongement de la formation sera économiquement sélective.

Je suis favorable à la création d’un nouveau cadre de formation spécifique d’un an au moins avant l’entrée en fonction effective du nouvel enseignant avec le retour du stage encadré en responsabilité.

En ce qui concerne l’encadrement de l’école, je me prononce clairement pour un encadrement différencié au sein des établissements scolaires. Je souhaite que l’on mobilise des moyens supplémentaires pour les écoles primaires et secondaires défavorisés qui accueillent les enfants issus des familles les plus précarisées.

  • Manque actuel dans les missions MDPH ? Statut, formation des AVS ?

Un rapport du Senat sur les MDPH note que le statut et la formation des AVS, chargés d’assister des jeunes handicapés dans les écoles ne sont pas à la hauteur des besoins. Si on veut donner la priorité à la scolarisation des enfants handicapés en milieu ordinaire, il faut absolument améliorer le sort des AVS statut précaire et absence de professionnalisation). L’AVS doit devenir un vrai métier, avec un référentiel dans le ROME et une formation reconnue. Par ailleurs, pour la réussite des élèves, les AVS doivent avoir la sérénité d’un statut sécurisé.

Il y a urgence à améliorer la relation des AVS avec le milieu scolaire (enseignant référent), ainsi qu’avec le secteur médicosocial. Une réelle coordination des acteurs est une condition de réussite du dispositif.

  • Les rôles et moyens des parents délégués, dans et autour de l’école ?

La réussite des enfants dépend largement du dialogue qui s’établit entre les parents et le personnel éducatif. Les associations de parents d’élèves doivent disposer du : droit d’informer, de communiquer, de disposer de moyens matériels d’action (boîtes aux lettres, panneaux d’affichages, éventuellement locaux) ; droit de diffuser des documents permettant de faire connaître leur action ; droit d’intervenir, pour les organisations représentées au conseil supérieur de l’éducation, au conseil académique et au conseil départemental de l’Education nationale, dans toutes les écoles et tous les établissements.

Le domaine des parents délégués ,’est pas celui de la pédagogie, il est celui de la vie scolaire et périscolaire : hygiène, conditions matérielles de confort des enfants, emplois du temps, sécurité, soutien, santé, sport, transports…Ils sont de véritables partenaires des enseignants et des médiateurs indispensables entre tous les acteurs éducatifs, y compris la collectivité territoriale.

  1. L’école : ses objectifs, la laïcité :
  • Atteintes à la laïcité, où en sommes-nous ? Quelles mesures à prendre ?

L’école doit refléter la neutralité du service public afin de n’être pas discriminante. Or, elle subit effectivement des atteintes à la laïcité qui ne sont d’ailleurs pas forcément d’origine religieuse : ingérence du monde économique et des entreprises, ingérence des marques, publicité…La séparation des Églises et de l’État et le principe de laïcité veulent que l’école publique soit à l’image de l’État, et mette à disposition un savoir laïc et non prosélyte. On peut y enseigner l’histoire et la philosophie qui touchent aux religions (appelé « enseignement du fait religieux »). Parallèlement, l’école laïque  demande à l’élève non pas d’abandonner sa culture, la religion de ses parents ou son identité, mais de se placer, lorsqu’il s’agit de sciences, d’histoire ou de politique, du point de vue de l’universel, forcément abstrait, défini par la raison et l’intérêt général.

Par conséquent, une attention particulière doit être apportée à l’introduction dans l’école de courants de pensée qui pourraient s’opposer à l’égalité Homme/femme, à l’information sur le genre, à la légitimité des familles homoparentales, à l’éducation sexuelle, à la condamnation des familles non traditionnelles, à l’égale dignité des cultures…

La laïcité, une des valeurs fortes de l’école, doit garantir à toutes et tous, l’accès aux informations et aux connaissances, la possibilité de débattre pour se construire en citoyen libre et responsable

  • Encore aujourd’hui, des communes sans école publique en Bretagne : quelles mesures ?

Il n’y a pas qu’en Bretagne : La liberté de l’enseignement implique que l’organisation de l’enseignement public, gratuit et laïque soit assurée sur l’ensemble du territoire de la République française, comme le prévoient la Constitution et le code de l’éducation. Le fait qu’il existe aujourd’hui plus de 500 communes sans école publique est une atteinte à la liberté de l’enseignement. C’est une négation de la liberté de choix des familles et l’Etat doit se mettre en conformité avec la constitution.

Cependant, au vu de la démographie, la commune n’est pas forcément l’échelon pertinent pour traiter cette question : l’essentiel est que l’école laïque gratuite soit accessible partout gratuitement.

Je suis favorable à une proposition de loi inspirée de l’amendement Laignel (Loi Savary retirée par F Mitterrand) : cet amendement interdisait la création de nouvelle école privée, là où n’existait aucune école publique.

  • Zéro dérogation pour le périmètre scolaire ? Autres solutions pour des mixités sociales ?

Je demande l’abrogation des mesures qui ont permis la suppression de la carte scolaire afin de garantir une véritable mixité sociale. La suppression de la carte scolaire se traduit selon un rapport récent de la cour des comptes par une ségrégation sociale et scolaire inacceptable Cependant, le seul critère géographique (proximité logement/école) est de nature, lui aussi, à créer des ghettos. Il faut éviter que nos établissements deviennent homogènes ethniquement, socialement, culturellement et scolairement. Il n’y a pas de solution acceptable, sans un travail sur la mixité sociale dans les quartiers, en lien avec les acteurs du logement.

Je pense que le développement de classes dites d’excellence, comme développement de classes européennes doivent être crées prioritairement dans ces établissements des quartiers populaires.

Par ailleurs, je préconise de mettre l’enfant au cœur de cette disposition et d’attribuer des moyens aux établissements inversement proportionnels aux revenus es familles, de manière à ce que les établissements fréquentés par les familles les plus modestes soient les plus dotés. Je veux aussi étendre la carte scolaire au secteur privé sous contrat, à l’exception des écoles qui apportent dans l’environnement éducatif une spécificité positive comme les écoles bilingues dont les recrutements ne peuvent être exclusivement ceux du quartier.

  • Réserver à l’école publique des financements publics ? Sinon, quelle clef de répartition ? Egalité de dotation financière pour les écoles privées et publiques ? Si oui/non, pourquoi ?

Nous reconnaissons dans le droit français la notion de « délégation de service public » et la notion d’ « intérêt général » s’appliquant à des organismes privés (le cas, par exemple du financement par l’Etat et les collectivités territoriales des associations d’éducation populaires de droit privé).
L’important, pour nous, est la claire définition réciproque des obligations. Le secteur privé de l’éducation doit donc être soumis à de strictes obligations de service public comme l’unité des programmes et le respect de la liberté de conscience.

Réserver les fonds publics à l’école publique est une très ancienne revendication du mouvement laïque, et on peut en comprendre l’exigence. Cependant je ne suis pas favorable à ranimer la guerre scolaire en période de montée du FN, ce qui ne pourrait que conforter ce courant extrémiste. Il y a à l’heure actuelle un statu quo qui crée en France un climat d’apaisement et celui-ci doit être préservé.

Le financement à même hauteur (en principe, mais pas dans l’application) établissements publics et privés doit être amendée sur le plan des obligations : même financement= mêmes obligations en particulier dans l’accueil de tous les enfants sans exception. En effet, il est hors de question d’accentuer l’inégalité de traitement entre une école publique qui a vocation à accueillir tous les enfants en étant soumise à des règles de gestion très strictes et une école privée qui conserverait la maîtrise de son recrutement et se verrait octroyer, une fois de plus, une plus grande liberté de gestion.

Une question n’est malheureusement jamais traitée dans ce débat, c’est celle des écoles associatives :

Ces écoles sont diverses. Entre une école Diwan laïque et gratuite et bien insérée dans son environnement, et une Ecole catholique d’un quartier bourgeois parisien : quels caractères communs ? Aucun. Il y a aujourd’hui en France des milliers d’enfants scolarisés dans des écoles associatives qui ne sont pas confessionnelles et qui revendiquent la laicité et la gratuité. En ce qui me concerne, je reconnais l’association comme structure porteuse d’intérêt général et par conséquent, je revendique un égal financement pour ces écoles à condition que celles-ci respectent les mêmes obligations.

  1. L’Etat, les collectivités territoriales et l’école
  • L’école, quelles compétences dévolues aux collectivités ?

Je commence par demander l’abrogation de la réforme territoriale de N Sarkozy. Une nouvelle réforme territoriale doit se mettre en place et dans ce cadre. Je suis favorable à la dévolution de la compétence éducative aux régions dans un cadre législatif et réglementaire national qui garantisse le droit à la mobilité géographique des personnels. En tout état de cause, transfert de compétence suppose transfert de moyens.

Ce sont les collectivités qui assurent aujourd’hui la continuité éducative en matière périscolaire. Je suis favorable à cette organisation partenariale entre l’école, les parents, les associations d’éducation populaire et les collectivités.

  • Quelle organisation et financement du périscolaire ?

L’aménagement des rythmes et des activités périscolaires doivent être traités en même temps. Les activités périscolaires doivent être organisées par la commune en liaison avec les associations d’éducation populaire, l’école et les parents qui ont tous une compétence dans ce domaine.

Je voterai la réforme des rythmes scolaires pour les raisons citées plus haut. Par contre cette réforme impactera les autres temps vie de l’enfant et de sa famille, donc les temps périscolaires. Je pense que le cadre de la réorganisation des temps est celui du Projet Educatif Local quand il existe dans une collectivité. J’approuve, d’ailleurs la demande qui est faite dans « l’Appel de Bobibgny », d’inscrire les projets éducatifs locaux dans la loi. Si la compétence éducative était dévolue aux régions, ce point serait certainement d’actualité en Bretagne. La concertation dans le cadre d’un PEL permet aux différents acteurs éducatifs qui entourent l’enfant, (dont les principaux, les parents) de trouver la meilleure organisation dans un but unique, le bien être de l’enfant avant celui des adultes. En ce qui concerne le mode de financement, si les collectivités porte essentiellement la charge du financement du périscolaire, l’Etat, s’il met en place la réforme des rythmes doit en assumer une partie tant la charge sur les collectivités risque d’augmenter

  • Organisation et financement du transport scolaire ?

A l’intérieur du périmètre d’organisation des transports locaux, c’est l’autorité compétente pour l’organisation des transports qui assume cette charge. Le transfert de charges de l’Etat aux collectivités doit être compensé intégralement.

 

  • Quels seraient les modalités d’une sensibilisation et de l’exercice de la démocratie pour les enfants ?

L’exercice de la laïcité suppose que les enfants aient les moyens d’exercer leur esprit critique. Il est donc nécessaire que les activités permettent aux enfants des apprentissages de base dans ce domaine : s’informer, se construire une opinion, apprendre à défendre son point de vue, confronter ses points de vue à des modes de pensée différents, avoir la capacité à communiquer positivement avec son environnement…

Pour y parvenir, je suis favorable à l’allongement du tronc commun pluridisciplinaire, à une formation des enseignants intégrant une capacité sociale et politique, une formation des enseignants développant la capacité à travailler avec des publics hétérogènes, ceux-ci devant être considérés comme la norme, une formation à l’interculturalité et à a lutte contre les discriminations..

La démocratie se joue dans l’école entre les différents partenaires qui doivent apprendre à dialoguer. L’enjeu concerne surtout les familles en risque d’exclusion. L’école doit aussi être émancipatrice pour les familles : celles-ci doivent être reconnues dans leurs parcours singuliers, leurs appartenances, la diversité de leurs conditions de vie, leurs ressources. L’association ATD Quart Monde a fait des propositions en ce sens et j’adhère à ces propositions.

Pour une éducation à la démocratie, l’école doit substituer une culture des droits de l’homme à la culture marchande en cours.

L’éducation à la citoyenneté doit viser une évolution du rapport de l’élève au groupe, à la société, au monde. Toute activité visant à remplacer un esprit de compétition par un esprit de coopération va dans ce sens.

  • Intérêts et possibilités au développement de bilinguismes ?

Je suis favorable à la ratification par la France de la charte européenne des langues régionales et minoritaires.

Je suis favorable au développement d’une éducation bilingue généralisée dans le service public de la petite enfance au baccalauréat. Je me prononce pour un enseignement des langues régionales intégré au cursus scolaire, à égalité avec les autres matières. Je suis aussi favorable à l’enseignement immersif et par conséquent à l’intégration des écoles associatives immersives dans le service public d’éducation.

En effet, le bilinguisme précoce est un plus pour les apprentissages de l’enfant, tant sur le plan cognitif et sur le plan social. L’apprentissage des langues régionales permet à l’enfant qui en bénéficie de mieux comprendre son environnement et d’y évoluer avec aisance.

Pour que l’enseignement bilingue développe de manière satisfaisante les capacités linguistiques de l’enfant, il est nécessaire de sécuriser les parcours en évitant les ruptures (entre maternelle, école élémentaire, collège, lycée) : il revient à l’Education nationale de garantir la continuité éducative. Il est nécessaire aussi d’assurer des continuités dans les activités périscolaires par le soutien aux associations qui généralisent l’offre bilingue (clsh, camps de vacances…).

  • Les mesures de prévention en matière de santé ? Sous quelle compétence ?

Le suivi de santé des élèves doit être assuré par le personnel de santé de l’éducation nationale.

Les actions d’éducation à la santé, aux comportements responsables doivent rester du ressort des équipes éducatives et associer parents et partenaires de l’Education nationales pour des sujets concernant : l’hygiène de vie, l’éducation nutritionnelle, l’accès à la sexualité, à la contraception, à la prévention des IST…à la prévention des conduites addictives, des jeux dangereux, des risque psychosociaux…

L’éducation à la santé doit être formalisée dans le projet d’école.

Des actions de prévention sollicitent des compétences spécifiques : médecins, infirmier, psychologue, assistant de service social : elles impliquent l’ensemble de la communauté éducative et des partenaires extérieurs peuvent apporter leur concours en lien avec le comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté.

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